Comment fonctionne le procédé d’anodisation ?

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L’anodisation consiste en un traitement de surface qui protège une pièce en aluminium par oxydation anodique. Il s’agit d’un traitement de conversion électrochimique des surfaces, sans aucun apport métallique et de très faibles variations dimensionnelles.
Doué de remarquables propriétés de protection et d’isolation, l’oxyde d’aluminium protège également le métal de l’usure par abrasion et des rayures mécaniques superficielles. Transparent pour les alliages les plus purs, le film d’oxyde d’aluminium devient presque inerte aux agents atmosphériques après avoir subi un traitement de colmatage ou de double colmatage adéquat aux spécificités des pièces.

À quel type de pièces le procédé s’applique-t’il ?

Travaillant pour des clients de secteurs d’activités très variés, de l’automobile à l’industrie ferroviaire en passant par le secteur maritime pour compléter son offre en matière de transports, mais aussi dans l’optique, la cosmétique, l’architecture ou la décoration, Tecal-Verbrugge se doit de proposer une réponse rapide et qualitative aux entreprises des divers marchés.
En fonction de l’alliage d’aluminium confié, des gammes de traitement doivent être déterminées, le client pouvant décliner la fabrication de son article selon une qualité d’aluminium variant de la catégorie n°1 à la n°7. Comme l’explique Yann Gourvil, « les pièces qui nous sont livrées peuvent être grasses, oxydées, présenter des traces de doigts ou quelques résidus. Nous les préparons avec différents produits, tels des bases ou des acides ; une fois bien propres, nous préparons l’anodisation et au final, nous pouvons mettre de la couleur et les colmater pour leur donner les propriétés attendues. Nous déterminons des gammes de traitement, ce qui va permettre à la pièce de bien se comporter, d’avoir un côté esthétique, de bien répondre au cahier des charges anti-corrosion ou d’embellissement. »
Grâce aux bains de brillantage chimique, un alliage d’aluminium de bonne qualité se trouvera lissé pour donner une belle réverbération de la lumière. Cette technique, cumulée à un polissage mécanique, peut donner une apparence chromée à des profils de douches ou des spots.

En amont de la ligne

au long de la ligne 1Avant d’atteindre le premier tiers de la ligne d’anodisation, correspondant à la préparation de surface, les pièces traversent un chemin bien balisé afin de faciliter les manipulations des différents opérateurs de production. « Nous utilisons l’empreinte de la pièce pour venir l’emprisonner dans le système coulissant, le courant électrique passe par le montant et prépare le travail d’anodisation », explique le directeur général. En effet, dans la cabine de début de ligne, le conducteur, salarié à forte valeur ajoutée, doit décliner une gamme qui correspond très précisément à ce que le client attend en sortie.
Si, à la reprise de l’entreprise par Jean-François Verbrugge et Yann Gourvil, le taux de retour des pièces traitées pouvait atteindre 7 %, aujourd’hui il se trouve inférieur à 1 %. Ce que les experts de Tecal-Verbrugge, leader européen, vendent à leurs clients, c’est l’assurance de la qualité, la traçabilité, un chronométrage à la seconde sur chacune des cuves de telle manière que si une pièce présente un problème de non-conformité, le paramètre défectueux à la source puisse se trouver vérifié très précisément.

Tout au long de la ligne aux capacités hors norme

au long de la ligne 2En sortie de cabine, les premiers bains servent à dégraisser les pièces avec de la soude, autre spécificité de Tecal-Verbrugge. Les bains tri-acides de brillantage, chauffés à 98° de température, apportent une superbe réverbération de la lumière.
Ensuite, viennent les cuves d’oxydation anodique. Grâce aux cathodes installées de part et d’autre des cuves, le courant est amené par palier. De bas voltages de 15 à 20 volts mais de hauts ampérages permettent de transformer la pièce en anode sans risque, grâce à l’acide du bain et aux cathodes des parois, « voici tout le principe de l’anodisation ».
La pièce anodisée crée le phénomène d’ouverture de ports grâce à l’acide sulfurique. « Nous évasons la surface de l’aluminium, sans rien y déposer, transformant juste l’aluminium pour lui donner d’autres propriétés. Tout le paradoxe consiste à ne pas acheter de matière. Une pièce griffée, abîmée ou contenant du cuivre va ressortir griffée, abîmée ou rouge. Je ne masque pas la surface, donc je suis tributaire de ce que le client me confie. »
Après plusieurs étapes de rinçage, la pièce peut être colorée, plusieurs teintes sont disponibles, le bain de spectrocoloration étant une spécificité chez TECAL Verbrugge, chargé en atomes d’étain et relié à un ordinateur à distance, permet de modifier la couleur de la pièce grâce à une technique minutieuse associant les phases électriques, l’angularité et la lumière. L’atome d’étain, naturel, ne subit pas les aléas du soleil et ne s’oxyde pas, ce qui confère à la spectrocoloration une inaltérabilité dans le temps.
Enfin, dans le dernier bain, or, la chaleur se dégage de la cuve équipée de thermo-plongeurs afin de réguler la température. Selon le temps d’immersion dans les composants minéraux « tels qu’on peut les trouver dans les grottes de Lascaux », les pièces peuvent prendre une couleur variant du champagne à la teinte très foncée de l’or. Dans l’exemple d’un marché en cours de développement pour un monument parisien, différents trempages permettent d’obtenir des mix de couleurs très intéressants, de type marron cuivré.

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